Les exercices d'isolation sont des mouvements qui font travailler une seule articulation et ciblent un seul muscle à la fois. Curls biceps, élévations latérales, extensions de jambes, écartés à la poulie. Comme rien d'autre n'aide, toute la charge va au muscle que vous visez. Ça en fait l'opposé des exercices composés comme les squats et les tirages, qui font bouger plusieurs articulations et recrutent plusieurs groupes musculaires à la fois.

Pourquoi c'est important

Les composés construisent le plus de muscle par minute passée en salle, mais ils ont des angles morts. Les deltoïdes latéraux, les biceps, les mollets et les deltoïdes postérieurs sont rarement sollicités fort par les gros mouvements seuls. Le travail d'isolation comble ces manques. Il permet aussi d'ajouter du volume à un muscle en retard sans empiler de la fatigue sur votre colonne, vos hanches et votre système nerveux. Une série de curls ne coûte presque rien en récupération. Une série de soulevés de terre lourds coûte beaucoup.

Le hic ? Un programme construit surtout d'exercices d'isolation avance lentement. Les curls ne feront pas grossir votre dos.

Comment l'utiliser à l'entraînement

Faites vos exercices composés en premier, pendant que vous êtes frais. Puis terminez avec deux à quatre exercices d'isolation ciblant ce que vous voulez rattraper : élévations latérales pour les épaules, curls et extensions à la poulie pour les bras, extensions de jambes ou leg curls pour les jambes.

Une charge modérée, des répétitions plus hautes (10 à 20), et une vraie contraction en fin de mouvement fonctionnent bien ici. Chasser des lourdes répétitions uniques sur un écarté à la poulie est un raccourci vers des articulations grincheuses. Et si un muscle grossit déjà bien grâce à votre travail composé, vous pouvez sauter l'isolation supplémentaire pour lui. Ce n'est pas de la paresse, c'est une bonne gestion du budget.

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