Le cortisol est la principale hormone du stress de votre corps, libérée par les glandes surrénales pour mobiliser de l'énergie quand vous êtes sous pression physique ou mentale. Il augmente la glycémie, aiguise la vigilance et libère du carburant pour l'effort. Un entraînement intense le fait grimper brièvement, et c'est normal, voire utile. Le problème n'est pas le pic. C'est le cortisol qui reste élevé pendant des semaines à cause d'un stress chronique, d'un mauvais sommeil et d'une récupération jamais vraiment complète.

Pourquoi c'est important

Le cortisol a hérité d'une réputation de méchant qu'il ne mérite pas totalement. La hausse aiguë pendant l'exercice fait partie du fonctionnement de l'entraînement : elle mobilise du carburant, et les niveaux redescendent en quelques heures pendant que vous récupérez. L'élévation chronique est le vrai problème. Quand le stress ne relâche jamais, un cortisol constamment élevé est associé à un sommeil moins bon, une récupération plus lente, une fatigue tenace et plus de difficulté à construire du muscle. Donc l'objectif n'a jamais été d'éviter le cortisol. C'est de le faire grimper volontairement, puis de le laisser redescendre.

Comment l'utiliser à l'entraînement

Entraînez-vous dur, puis récupérez vraiment. Le sommeil est de loin le levier le plus puissant : sept à neuf heures font plus pour vos hormones de stress que n'importe quel complément.

Surveillez l'effet d'accumulation. Un stress professionnel brutal, un mauvais sommeil, un régime agressif et six séances intenses par semaine puisent tous dans le même budget de récupération. Si tout vous semble lourd et que votre motivation est plate depuis deux semaines, la solution est généralement une semaine d'entraînement plus légère, pas plus dure. Les marches faciles et le cardio à faible intensité comptent aussi comme un entraînement qui apaise le système plutôt que de le solliciter.

Termes connexes

Pour aller plus loin

Nous détaillons la relation entre cortisol et exercice ici : Cortisol et exercice.